29 mai 2024

Balade Historique au Croisic


             

Balade au Croisic à la découverte de son histoire  


Vendredi 24 mai de 14h30 à 16h30 - 

Ont participé à cette sortie : 

Les résidents : Anthony H, Dominique Q, Olivier, Emmanuelle G, Fanny S, Maryline,

Ils étaient accompagnés des bénévoles: Brigitte B, Babette C, Chantal V, François J, Armelle H.

 

Le temps était magnifique, nous sommes allés, en longeant les quais, de la jetée du Tréhic à la place Donatien Lepré.

Plusieurs haltes nous ont permis de présenter les principaux monuments et de regarder des photos du Croisic ancien.

 

Première halte au départ de la jetée du Tréhic

Nous avons parlé de la jetée du Tréhic, de la petite maison du gardien de phare, de la SNSM. Nous avons également évoqué les anciennes conserveries    de sardines, notamment la conserverie Philippe et Canaud, aujourd’hui résidence du mail. 

Nous avons regardé de vieilles photos des conserveries



Deuxième halte à l’estacade: nous avons parlé de l’estacade, initialement chemin de halage des navires, de la jetée de Pen Bron et donc du traict et des marais salants, du mont Lénigo.

Nous avons évoqué le lest que les navires emmenaient avec eux des pays avec lesquels Le Croisic commerçait, qu’ils déchargeaient au Croisic avant de repartir avec du sel et comment ces pierres de lest ont été utilisées par les habitants du Croisic pour façonner le port, créer les jonchères, construire leurs maisons….

Auparavant le port du Croisic était un port d’échouage, avec ces travaux il devient un port d’accostage. Les jonchères sont nées, sécurisant les abords du Croisic en neutralisant les amas rocheux et en cassant la houle de noroît, et délimitant dans le port des bassins ou chambres.

Nous avons parlé de la vie du port au 16, 17 et 18 siècle, de sa fonction de port de commerce de gros mais aussi de port de pêche à la morue.

 Puis plus tard de la pêche à la sardine et de l’arrivée des marins puis des familles du Guilvinec et de Douarnenez, qui se distinguaient par la couleur de leur vareuses, rouges (celles des croisicais étaient bleues). Nous avons évoqué la figure des dentellières en haute coiffe bigoudène qui tenaient leur étal sur les quais (photos).

 

 

Troisième halte la Salle Jeanne d'Arc

 Nous avons parlé d'histoire, de la salle de la salle Jeanne d’Arc et de la maison d’armateur Le Trehic (1600) Initialement la salle Jeanne d’Arc était l’entrepôt et le grenier à sel de la maison d’armateur mitoyenne (à gauche) qui date du 17ème et dont la toiture est dite à croupe. Pendant la première guerre mondiale la salle Jeanne d’Arc devient la base des militaires américains (dortoir et cantine). La base américaine d’hydravions (1917) était cantonnée sur la grande jonchére .

 Puis cette salle devient une salle paroissiale, puis un club de modélisme et est réhabilitée en salle de spectacle.

A droite de la salle Jeanne d’Arc se trouve la maison du poète Paul Maillard Des Forges, qui a pris le pseudonyme de Mademoiselle Malcrais de la Vigne pour être publié.

En passant nous jetons un œil dans la rue des bains qui abrita l’Hôtel des bains (1847, agrandi en 1851, devenu hôtel casino en 1860), premier établissement proposant des bains d’eau de mer et où séjournèrent de nombreux artistes : Musset, Ingres…..Création due à Sylvain Deslandes-Oriete.

 

Quatrième halte : Quai du Port Ciguet, quai des Portugais :

Maisons d’armateurs des 17ème et 18ème.

Nous nous arrêtons devant le 15 quai du Port Ciguet  (1760) et le 14 quai du Port Ciguet  (1719) avec son premier niveau en granit, son second niveau en tuffeau, sa façade encadrée par deux gargouilles en forme de canon et ses très beaux balcons en fer forgé. Nous voyons au 4 et au 5 quai du Port Ciguet d’autres maisons d’armateurs

Nous évoquons les nombreux estaminets qui jalonnaient le port (60 en 1920). Dans certains d’entre eux de grandes cages abritaient les perroquets et autres aras, ramenés des îles par les jeunes mousses et qui, répétaient les jurons appris des marins, source d’amusement sans fin.



Cinquième halte : Place Donatien Lepré

 Nous avons parlé du Duc d’Aiguillon et des travaux d’aménagement du port qu’il a initiés, de l’étier qui séparait la ville en deux et de son comblement, du marché qui s’y tenait jusqu’à encore récemment. Et bien sûr de l’Hôtel du Duc d’Aiguillon (17ème), demeure d’un riche armateur dont la construction a été interrompue par la mort de ce dernier et la mise en vente de l’hôtel par sa veuve.

         

 

  Nous avons arrêté la visite sur cette place, il était déjà l’heure de renter au centre. 

Texte et photos Armelle et Brigitte


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